La Ministre de la Justice veut 8000 prisonniers de moins d'ici la fin du quinquennat

13 septembre 2018 - 918 vues

Moins de détenus dans nos prisons françaises ? Le plan prison, qui doit être présenté ce mercredi par le gouvernement, devrait permettre de réduire la surpopulation carcérale de 8 000 personnes en proscrivant l'emprisonnement pour les très courtes peines, promet Nicole Belloubet, la garde des Sceaux dans un entretien aux Echos. Elle ne fixe toutefois pas d'échéance précise. 

Son projet, qui sera présenté en Conseil des ministres, réécrit l'échelle des peines pour éviter de courtes peines d'emprisonnement. En dessous d'un mois, les peines d'emprisonnement seront ainsi interdites tandis qu'entre un et six mois, la peine s'exécutera par principe dehors. 

"On a fait de l'emprisonnement la peine de référence unique" 

Selon les derniers chiffres officiels, le nombre de personnes détenues dans les prisons françaises s'établissait au 1er août à 70 519 pour 59 870 places. "On a fait de l'emprisonnement la peine de référence unique, ce qui est inefficace quand elle est de courte durée", justifie la ministre dans cet entretien aux Echos à paraître ce mercredi où elle répète son souhait de développer les alternatives à l'incarcération, notamment les travaux d'intérêt général.

Pour lutter contre cette surpopulation chronique, le plan de la ministre prévoit également de créer 7000 places de prison supplémentaires d'ici à la fin du quinquennat et de lancer d'ici à 2022 la construction de 8000 autres places, conformément aux voeux d'Emmanuel Macron. 

Parmi ces nouvelles places, 2500 seront construites dans des maisons d'arrêt avec un "haut niveau de sécurité", a détaillé Nicole Belloubet, alors que l'administration pénitentiaire est encore sous le coup de l'évasion le 1er juillet du braqueur Redoine Faïd, qui demeure encore aujourd'hui introuvable. 

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